Une fée enflammée
Une fée enflammée s'affaisait dans une mare enchantée
Fatiguée d'une fête où les fées se fânaient trop souvent en fumée
Enfourchées, enfournées, effondrées dans le bois fleuri sous la terre ravie.
Lasse de cette guerre furibonde qui la faisait fondre
La fée un jour arrêta de pleurer et sécha ses larmes de papier
Elle ouvrir les yeux grands sur le monde
Et tenta de voir que sous le noir
Peut-être il y avait du gris
Elle partit alors en farandole puisqu'elle était devenue un peu folle
A vouloir rire, sourire, et même pire!
"Il n' y a que les gens fous qui osent encore se réjouir!" s'exclamait la Morale
Mais la fée, vraiment s'en foutait
Elle courait affolée à grandes enjambées
Et offrait aux passants qui passaient,
Son coeur en papier mâché
De tant de facéties
La fée feu-follet bien sûr
Comme dans tous les contes de fée
Fatalement, foudroyant, frontalement,
Tomba fée à fée
Devant les yeux d'un jeune farfadet
Frissonant de frêles folies effrontées
A la vue de cette fée affairée en farandoles farfelues
"Ma foi, se dit le farfadet, cette fée là, est faite pour moi"
En un bond, il l'emporta
En un souffle, il l'embrassa
La fée soufflée ne s'en remit pas
Elle s'enflamma pour de bon cette fois
Et sans gris-gris
Ils enchantent à présent la fôret
La fée et le farfadet.
Par petitefeecosmik, Mercredi 18 Juin 2008 à 12:28 GMT+2 dans We can Carry Life with Words (article, RSS)






